Ich bin ein über Berliner

Published 2 années ago4


Der Computerspielemuseum. En un seul mot

Ma waifu IRL a l’étonnante capacité de pouvoir décoller sans forcer mon cul de son siège pour m’emmener voir tout un tas de trucs farfelus de par le monde.
Plutôt casanier de nature, je la suis pourtant sans rechigner et je ne pense pas que l’on puisse imputer ce manque de résistance de ma part au simple fait qu’elle accepte de partager ma sombre existence. Mais tout ça, vous me direz, on s’en fout.
Figurez-vous plutôt que, pas plus tard qu’il y a pas longtemps, cette coquine m’a mis dans un avion direction Berlin.
Mes réflexes journalistiques étant désormais particulièrement aiguisés, je cherchais immédiatement un lien entre la terre des saucisses et le sujet qui vous amène ici, à savoir le jeu video.
La première chose qui me vint à l’esprit fût Anno 1602, et bien qu’il y ait énormément à dire sur ce jeu qui a particulièrement occupé mes dernières années de collège, je voulais surtout trouver un lieu symbolisant l’amour des Teutons pour notre médium favori. La seconde chose qui me vint à l’esprit fût donc d’envoyer à Google la pertinente requête: videogame berlin.
C’est ainsi que j’ai fait la connaissance du Computerspielemuseum.

Un bref coup d’œil à leur site me fit comprendre que j’allais être confronté à du lourd. Premier fait marquant: ce musée a vu le jour en 1997! Soit bien avant que le jeu video ne devienne la poule aux œufs d’or qu’il est aujourd’hui. Les mecs avaient compris avant tout le monde qu’il ne s’agissait pas d’un simple divertissement pour adolescents boutonneux, et je dis bien avant tout le monde car c’est le premier musée au monde à consacrer une exposition permanente au jeux video. C’est une institution de près de 20 ans que j’allais visiter, j’étais donc en droit de m’attendre à un contenu imposant, et je peux déjà vous dire que je n’ai pas été déçu.
Autre point remarquable: les visiteurs de marque. Les gars peuvent quand même se vanter d’avoir accueilli Steve Wozniak, Hideo Kojima ou encore Ian Livingstone, et j’en passe! On se doute bien que ces gars là ne vont pas se déplacer pour voir 2 Amstrad et 3 Megadrive prendre la poussière.
Au troisième jour de notre périple nous avons donc mis nos petits culs dans un métro direction la station Weberwiese. Après nous être acquitté du droit d’entrée (6€ avec la City Card, 8€ en tarif normal), nous sommes dirigé vers la salle d’exposition et là, oh Saint Mère des Jeux, impossible de savoir où poser mes yeux !
Qu’est ce que je devais faire? Difficile de choisir sur quoi s’attarder en premier tellement l’offre est variée. Et ce qui est vraiment bien foutu, c’est que la magnifique scénographie soutient un propos qui ne s’adresse pas qu’uniquement aux gamers et que l’exposition traite également les sujets transverses au jeu video.
Pèle-mèle, vous avez droit à: une frise chronologique des diverses machines de jeux (avec des pièces bien rares comme la Brown Box), un mur interactif présentant les jeux ayant marqué l’Histoire, des écrans présentant des petits reportages hyper intéressant dont je n’ai pas eu le temps de faire le tour tellement il y en a, un joystick géant pour jouer à Pac Man, une reproduction de salle d’arcade où vous pouvez jouer sur une borne Space Invaders d’époque, c’est aussi l’occasion pour ceux qui ne connaissent pas de découvrir le jeu de la vie ou encore ELIZA… Clou du spectacle, des reproductions de piaules des différentes décennies qui recréent l’environnement de jeux des ados d’alors. C’est con, mais quand j’ai vu ça, j’ai juste eu envie de rentrer chez moi me poser devant une console et un écran CRT…

Le plus impressionnant dans tout ça, c’est que même si le musée ne cible pas les hardcoreux, il leur apprendra quand même tout un tas de choses. Vous aviez déjà entendu parlé de Habitat? Pas moi. Il a aussi les délires plus arty où le jeu devient matière à créer des oeuvres que l’on contemple plus que l’on n’y joue, comme c’est le cas avec The Gamblers, installation comprenant 4 vieux PC jouant au jeu de l’oie en toute autonomie.
J’en ai appris encore beaucoup plus mais je préfère vous laisser le découvrir par vous-même, non pas que je craigne de vous gâcher la surprise mais plutôt parce que j’ai envie de retourner jouer à Fire Emblem.
Et franchement, Berlin, c’est génial, c’est pas cher et c’est pas loin. Alors bougez vous le cul.

++ les branleurs

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4 thoughts on “Ich bin ein über Berliner

    • Bonjour, ça donne vraiment envie d’y faire un tour un de ces quatre! Merci pour cet article, c’est super instructif!
      Mais comment convaincre sa cop, qui pense détenir la vérité que le jeu vidéo est en réalité une véritable perte de temps? Est-ce qu’une bonne dose de JET inhalée durant son sommeil serait suffisante :=) ?

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      • Pour résoudre les problèmes de couple, je ne suis pas partisan de l’usage des drogues. La torture psychologique me semble nettement plus distinguée.

  • L’ennui c’est que je ne sais pas par où commencer, ah si attends j’étudie le sujet: « L’hyperstimulation sensorielle : confrontation à des bruits intenses (musique, cris, sifflements…), à des lumières aveuglantes et/ou stroboscopiques, à des lumières constantes de jour comme de nuit »
    Je vais commencer par la musique de duck hunt 😉

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