Pony Island: mon ami satanique

Published 1 année ago


Orgasme et déception. Voilà comment je résumerai mon expérience sur l’île des poneys.

« C’est génial, mais je peux pas t’en dire plus », voilà ce que j’avais entendu dire à propos de Pony Island. Avec un titre pareil et vu les screenshots du magasin Steam, je n’ai pas hésité bien longtemps. Grand bien m’en a pris puisqu’en effet, c’est génial, mais je peux pas vous en dire plus.
Sérieusement, si des tags tels que glitch, meta, lo-fi … font vibrer votre corde sensible alors allez-y les yeux fermés. Il y a dans ce jeu quelques purs moments de grâce et d’ingéniosité qui ont fait de mon premier playthrough un vrai moment de bonheur vidéoludique, pour ne pas dire d’extase. Je vous jure que ces poneys ont sous les sabots quelques diableries qui réduiront votre vocabulaire à « naaaaannn » et « putaaaaiiiinnn ».

Mais voilà, la vie étant ce qu’elle est, c’est-à-dire une sombre connasse, Pony Island finit par se casser la figure et ne plus tenir ses promesses.
Tout au long du jeu, on nous laisse entendre que les petits équidés gardent quelques secrets bien planqués dans leur crinière qui nous demanderont de reprendre le jeu du début. Seulement voilà, l’effet de surprise n’étant plus là et le gameplay étant très basique (même si cela fonctionne parfaitement la première fois, j’insiste lourdement là-dessus), le new game + en devient assez pénible à jouer, et le plus triste dans tout ça, c’est que les secrets en question tombent un peu à plat : l’auteur a semble-t-il tenté d’inclure des ponts entre la réalité et son jeu pour étoffer son histoire, mais ça ne marche pas, en tout cas pas pour moi. Je dis semble-t-il car encore aujourd’hui la quête n’est pas terminée et certains joueurs s’acharnent sur les forums à essayer de décrypter la moindre petite image du jeu, dans l’espoir de comprendre qui sont vraiment les protagonistes et quels sont les liens qui les unissent. Mais j’ai la triste impression que rien de bien passionnant ne surgira.
Le jeu se suffisait à lui-même, vraiment. Il n’y avait pas besoin de cette surcouche cryptique. Mais qui sait, peut-être que je me trompe complètement et qu’un énième rebondissement me replongera dans le jeu comme au première jour.

Et puis sincèrement, je fais la fine bouche là. Ce jeu est vraiment bon, et si vous n’êtes pas un adepte hardcore de cryptographie, faîtes simplement l’impasse sur tout ce délire d’enquête historico-numérique. Vous ne regretterez pas vos 5€, je vous le garantis.

101 recommended
comments icon 0 comments

Write a comment...

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*
To prove you're a person (not a spam script), type the security word shown in the picture. Click on the picture to hear an audio file of the word.
Anti-spam image