Monde de merde et pioche en argent

Published 2 années ago1


Bon, on va pas se mentir : le monde dans lequel on vit est tout pourri.

Suffit de voir comment on traite la Nature pour s’en convaincre : gaz à effet de serre, pluies acides, réchauffement global, déforestation… ya même tellement de déchets plastiques dans l’océan Pacifique qu’un continent cradingue est en train de se former à partir de toute la merde rejetée par l’Homme. Vous pouvez vérifier, ça s’appelle le GPGP.
Je vous parle même pas des espèces en voie de disparition, des chiens qu’on abandonne ou des poulets KFC… Le comportement que nous avons envers la faune et la flore qui, mine de rien, nous fait vivre me donne une envie de gerber plus balèze que si j’avais lécher la cuvette d’un urinoir d’autoroute.

Et puis ya pas que ça. On peut se payer une bonne tranche de rire jaune en allant jeter un œil du côté des rapports humain/humain. Là c’est carrément le festival. Pas la peine que je vous parle de la répartition des richesses ou de l’accès aux soins, ou même à la culture. Nan, ça serait pas assez direct. Repensons plutôt aux massacres d’innocents, aux guerres décidées par des mecs qui saliront jamais leurs godasses mais qui n’ont pas de remords à foutre des kalashs dans les mains de gamins illétrés qui s’en iront buter leurs frères plus dans l’espoir d’avoir à bouffer que par conviction. Putain, combien de mères ont essuyé de leur visage le sang de leur fils tombé pour un combat qui n’était pas le leur ? Combien d’hommes prennent les armes pour des dieux qui au mieux n’existent pas, ou au pire n’en ont rien à secouer de nos conneries ?

Même le sexe, ou devrais-je dire surtout le sexe nous a mené aux pires extrémités. Repensez un instant à cette pauvre gamine venue d’un taudis comme il y en a tant, persuadée que les coups de bites de riches connards désabusés finiraient par lui apporter des lendemains meilleurs. C’est cette même gamine qui nous a tendu la main ce week-end dans la rue, dans l’espoir que nous y jetions un peu de monnaie. Mais nous ne l’avons pas regardée. Et ce soir encore, pour quelques euros, elle se fera ramoner la gorge en émettant des gargouillis de canalisation foireuse.
Fait concret, bien réel et bien dégueulasse : on a l’année dernière libéré d’un bordel à Bornéo une femelle orang-outan. Et elle servait pas d’animal de compagnie, si vous voyez ce que je veux dire… Et malheureusement, vous voyez ce que je veux dire, comme si plus rien ne nous étonnait… Rasée, parfumée et maquillée, ses « propriétaires » ont sorti couteaux et machettes lorsque les services vétérinaires sont venus leur retirer leur gagne-pain. Non mais sérieux, quel genre de sale porc tordu et infâme peut avoir l’idée de foutre sa queue dans un primate grimé en femme ?

Les politiciens corrompus, les subprimes, Squeezie, le Sida, le racisme… je m’étale pas plus sinon à Pâques on y sera encore.

Mais le plus triste dans tout ça, c’est que pour échapper à toute cette merde, on déclenche, on appelle encore plus de merde. Et ça ça finit de faire faner la petite fleur d’espoir qui tentait vainement de pousser au fond des marécages de mon âme.
Certains se plongent dans l’héroïne ou le crack, finissant par crever la gueule ouverte sans n’avoir jamais réussi à échapper à quoique ce soit. Pour d’autres, ce sera l’alcool et ils reporteront sur leurs gosses toute la frustration accumulée, à grands coups de taloches dans la gueule, histoire d’entretenir le cercle tout sauf vertueux. Et si ce n’est par la défonce, c’est par un des travers cités plus haut que l’on s’en sortira.
De la violence contre la violence. Avec ça on va y arriver…

Alors non, moi non plus je n’arrange rien. Non, moi non plus je n’échappe à rien. Mais grâce à Terraria 1.3, j’ai le plus beau sourire. Et ça, c’est déjà une petite victoire.

Regardez, là, j’ai construit une maison de bois à l’orée de la jungle. Là, un nuage dans une bouteille. Et oh ! là ! un de mes amis se promène avec à la main un sceptre de rubis.
Alors oui, il y a de la bagarre dans Terraria 1.3. Mais ce sont les forces du Mal que nous y affrontons, ce qui fait de nous des justes.
Bâtissez, explorez, et surtout, creusez. Creusez, creusez, creusez, creusez. Le petit toc toc toc de la pioche : une certaine forme de zen.

Je me sens bien, j’ai une pioche en argent.

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