Commerciaux et petits branleurs

Published 2 années ago11


Attention cet article ne sert à rien

J’ai dans la tête cette idée peut-être naïve mais selon moi essentielle que la création de jeux ne devrait être l’œuvre que de passionnés. Et l’actualité récente me donne un excellent exemple pour illustrer cette conception. Mais tout d’abord, retournons en 1993.

C’est l’année de mes 8 ans qu’une bande de geeks sans dégaine s’est attelé à créer l’un des piliers du monde du jeu vidéo, et quand je dis pilier je veux dire un putain de temple. Notez ici que je ne dis pas industrie du jeu car cette expression se centre trop sur le côté mercantile du sujet, et ça j’aime pas, mais bon on s’en branle. Donc je disais, cette troupe de joyeux drilles a bossé jour et nuit pour pondre DOOM. Je ne vais pas vous faire l’affront de revenir sur ce titre de légende, je veux simplement vous rappeler que ses concepteurs ressemblaient à ça, et qu’ils distribuaient leur jeu sous forme de shareware (pour les plus jeunes qui ne connaitraient pas, c’est une sorte de grosse démo). En gros, le développement et la distribution de ce jeu puaient le fun et la passion.

Revenons maintenant dans le présent proche (pas certain que ça ait beaucoup de sens cette expression). C’est à l’E3 qu’a été annoncé devant une foule en délire la sortie de DOOM 4, dix ans après le demi fiasco du troisième volet. Ce nouvel opus nous est vendu par un mec en costard comme étant un concentré de ce que les fans attendent : « des supers flingues, des supers monstres, de l’action en multi-joueur » qu’il nous dit le Marty Stratton, producteur exécutif et ex-directeur du marketing pour la zone Europe chez id Software. Je vous invite à mater cette présentation pour voir à quel point le mec est pas foutu de vendre du rêve, ce qui fait de lui un commercial pas foutu de bien faire son boulot, c’est donc un double trou de balle (#violencegratuite).
Mais est-ce que vous voyez où je veux en venir ?

Des passionnés avec trois bouts de ficelle VS un commercial en costard dans un putain d’amphithéâtre. Une révolution VS on va vous donner ce que vous voulez. Je suis un peu de mauvaise fois là, parce qu’en effet j’aimerais bien un Doom à l’ancienne. Mais je peux pas m’empêcher d’être inquiet, car j’accorde autant de confiance aux commerciaux qu’à l’industrie pharmaceutique qu’à Michel Fourniret.

Donc voilà, tout ça pour dire que j’espère jouer des heures à DOOM 4 en écoutant du gros métal, mais que je ne peux pas m’empêcher de penser que ce jeu disparaitra des mémoires en moins de deux alors que son illustre ancêtre a une communauté encore hyper active. Je déconne pas, allez faire un tour sur 4chan/vr, y’a toujours un thread dédié au jeu et à ses mods.

Bref, on en reparlera.

xoxo

P.S : juste pour l’Histoire, sur cette page vous pouvez télécharger les toutes premières versions de DOOM, y’a même les alphas !!

P.S 2 : je me suis récemment lié d’amitié avec une demoiselle qui m’a dit « c’est quoi DOOM ? ». Je vais essayer de l’y initier et je vous en reparlerai.

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